Facturation électronique : premier bilan, six semaines après le 1er septembre 2026

Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques. Six semaines plus tard, le premier bilan montre une réforme lancée, mais pas encore maîtrisée par toutes les PME. Selon les chiffres présentés lors du comité de suivi du 8 octobre 2026, plus de 20 millions de factures ont déjà circulé par voie électronique. Pourtant, une entreprise sur quatre n’avait pas encore choisi sa plateforme de réception début octobre. Voici ce que ce bilan de la facturation électronique change concrètement pour votre TPE ou votre PME.

Réponse courte

Six semaines après le 1er septembre 2026, les entreprises ont échangé plus de 20 millions de factures électroniques, pour plus de 70 milliards d’euros. Par ailleurs, au 4 octobre, 75 % des entreprises redevables de la TVA avaient désigné une plateforme de réception. Le gouvernement a aussi annoncé qu’il n’appliquerait aucune sanction avant la fin de 2026. Enfin, les PME et TPE devront émettre leurs factures électroniques à partir du 1er septembre 2027.

Rappel : ce qui a changé le 1er septembre 2026

La réforme de la facturation électronique obligatoire se déploie en deux temps, selon le calendrier suivant :

  • Réception : depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent pouvoir recevoir des factures électroniques, y compris les TPE et les micro-entrepreneurs ;
  • Émission pour les grandes entreprises et les ETI : depuis le 1er septembre 2026, elles émettent leurs factures sous forme électronique et transmettent certaines données de transaction ;
  • Émission pour les PME et les TPE : l’obligation s’applique à partir du 1er septembre 2027.

 

Pour recevoir et émettre, chaque entreprise passe par une plateforme agréée par l’administration, qui transmet aussi les données fiscales nécessaires.

Facturation électronique : les chiffres du premier bilan

Le premier comité de suivi a eu lieu le 8 octobre 2026. Voici donc les chiffres rapportés à cette occasion :

  • Volume : plus de 20 millions de factures électroniques échangées depuis le 1er septembre ;
  • Montant : plus de 70 milliards d’euros facturés par ce canal ;
  • Plateformes : au 4 octobre, 75 % des entreprises redevables de la TVA avaient désigné une plateforme de réception ;
  • Sanctions : le ministre en charge du dossier a annoncé qu’aucune sanction ne serait appliquée avant la fin de 2026, sans pour autant reporter les échéances légales.

 

Autrement dit, environ un quart des entreprises n’avaient pas encore fait ce choix début octobre, faute souvent de prestataire informatique pour les guider. Le gouvernement a par ailleurs promis un guide de démarrage mis à jour. Un second comité de suivi doit ensuite se tenir avant la fin de décembre.

Quelles difficultés pour les PME ?

Le bilan pointe plusieurs difficultés, surtout chez les petites entreprises :

  • Tarifs peu lisibles : les offres des plateformes varient beaucoup, ce qui complique la comparaison ;
  • Choix de la plateforme : certaines PME hésitent encore, ou envisagent déjà d’en changer ;
  • Paramétrage des logiciels : la connexion entre le logiciel de gestion et la plateforme demande du temps ;
  • Suivi des statuts : chez les grandes entreprises, le statut des factures circule parfois mal entre plateformes.

 

À ces difficultés s’ajoute un risque souvent oublié : les fausses factures. En effet, une réforme récente favorise les escroqueries, notamment par des mails qui imitent une plateforme ou un fournisseur. Notre article sur la conduite à tenir face au phishing rappelle les bons réflexes.

Ce que votre PME doit faire maintenant

Vérifier que vous recevez bien vos factures

Si vous n’avez pas encore désigné de plateforme de réception, faites-le donc sans attendre. L’absence de sanction jusqu’à la fin de 2026 laisse un délai, mais pas une dispense.

Préparer l'émission de septembre 2027

Pour une PME, l’émission électronique devient obligatoire dans moins d’un an. Profitez donc des prochains mois pour tester le flux avec quelques clients. Vous éviterez ainsi une bascule en urgence à l’été 2027.

Organiser le classement des factures

Une facture électronique reste toutefois un document à archiver et à retrouver. Une gestion électronique des documents (GED) centralise ainsi les factures reçues et émises, avec un archivage fiable.

Former les personnes concernées

Enfin, la comptabilité et l’administration doivent maîtriser les nouveaux outils. Une formation courte aux logiciels de gestion évite les erreurs de saisie et les rejets de factures.

Vérifier le parc informatique

Les nouveaux outils fonctionnent mieux sur des postes à jour et une connexion fiable, d’où l’intérêt d’une gestion de parc suivie. Depuis la fin de Windows 10, un poste non migré expose en outre des données sensibles comme vos factures.

Comment Izitek accompagne une TPE ou une PME

Le Groupe Izitek, basé à Éguilles près d’Aix-en-Provence, réunit plusieurs métiers utiles pour cette réforme. Ainsi, Ludorium, l’organisme de formation du groupe, forme les équipes aux logiciels de facturation et de gestion.

Pour la gestion documentaire, SBR 84 dans le Vaucluse et Leixbor déploient des solutions de GED et de numérisation. Côté informatique, Like-IT, l’informaticien à temps partagé du groupe, coordonne aussi l’installation des outils et le lien avec les éditeurs. Notre article sur le budget informatique d’une PME aide enfin à anticiper ces dépenses.

Quels résultats peut-on mesurer ?

Une transition réussie se suit avec quelques indicateurs simples :

  • la part des factures fournisseurs reçues par la plateforme ;
  • le nombre de factures rejetées ou en anomalie chaque mois ;
  • le délai moyen de traitement d’une facture, de la réception au paiement, suivi par exemple dans un cloud professionnel ;
  • la part des factures clients déjà émises électroniquement avant l’échéance de 2027.

Exemple concret

Exemple illustratif : une PME de distribution de vingt salariés, près de Marseille, désigne sa plateforme de réception fin septembre. En octobre, elle constate que ses factures fournisseurs arrivent bien, mais que personne ne sait où les classer. Elle met alors en place une GED reliée à son logiciel comptable, puis forme ses deux assistantes administratives. Les factures papier restantes passent enfin par un multifonction professionnel qui les numérise. Pour l’émission, elle prévoit un test avec cinq clients au printemps 2027, avant la bascule complète en septembre.

À retenir

  • Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent pouvoir recevoir des factures électroniques.
  • Plus de 20 millions de factures ont circulé lors des six premières semaines.
  • Au 4 octobre, un quart des entreprises n’avait pas encore désigné de plateforme.
  • Aucune sanction n’est prévue avant la fin de 2026, mais les échéances restent inchangées.
  • Les PME émettront leurs factures électroniques à partir du 1er septembre 2027.

Conclusion

Le premier bilan de la facturation électronique montre une réforme bien lancée, mais encore inégalement maîtrisée par les PME. Le répit annoncé jusqu’à la fin de 2026 doit servir à se préparer, notamment pour l’émission obligatoire de septembre 2027.

Vous souhaitez donc savoir quelles actions prioriser dans votre entreprise ? Contactez Izitek pour échanger sur votre environnement et identifier une feuille de route adaptée à vos enjeux, votre activité et votre budget.

FAQ : questions fréquentes sur la facturation électronique

Oui, pour la réception. Depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA doivent en effet pouvoir recevoir des factures électroniques. En revanche, l’émission électronique ne s’impose aux TPE qu’à partir du 1er septembre 2027.

Le gouvernement a annoncé qu’il n’appliquerait aucune sanction avant la fin de 2026. Toutefois, sans plateforme, l’entreprise risque surtout de mal recevoir ses factures fournisseurs. Ses paiements et sa comptabilité peuvent alors prendre du retard.

Oui, une entreprise peut changer de plateforme. Le bilan montre d’ailleurs que certaines PME l’envisagent déjà. Vérifiez alors la récupération de l’historique des factures et les conditions de résiliation du contrat.

Non, la loi n’impose pas de GED. En revanche, elle facilite le classement, la recherche et l’archivage des factures, notamment lorsque leur volume augmente. Notre page sur la gestion documentaire présente ces solutions.

Méfiez-vous notamment des mails qui demandent de vous connecter à une plateforme ou de payer sur un nouveau RIB. Vérifiez donc toujours l’expéditeur, et confirmez tout changement de coordonnées bancaires par téléphone. Notre check-list de cybersécurité pour PME rappelle les réflexes essentiels.

Les équipes du Groupe Izitek interviennent depuis Éguilles, l’agence de Marseille, Cavaillon et Aubagne. Un échange permet alors de faire le point sur vos outils, votre gestion documentaire et vos besoins de formation.