Un PC qui refuse de démarrer un lundi matin. Une licence payée pour un salarié parti depuis six mois. Un poste encore sous Windows 10, privé de correctifs de sécurité. Ces situations ont souvent la même origine, car personne ne suit vraiment le parc informatique. Mais dans une TPE ou une PME, il n’existe généralement pas de service informatique pour s’en charger. Le risque est pourtant bien réel. Selon Cybermalveillance.gouv.fr (rapport d’activité 2025), les demandes d’assistance des entreprises et associations ont bondi de 73 % en un an. Ce guide présente donc la gestion de parc informatique, la méthode en cinq étapes et les options pour la déléguer.
La gestion de parc informatique consiste à inventorier, maintenir, sécuriser et renouveler le matériel et les logiciels d’une entreprise. Elle concerne notamment les ordinateurs, les serveurs, le réseau, les smartphones, les licences et les accès. Dans une TPE ou une PME, elle suit cinq étapes : inventaire, standardisation, maintenance automatisée, sécurisation et renouvellement. Elle peut être assurée en interne ou confiée à un prestataire d’infogérance, qui prend alors le suivi en charge.
La gestion de parc informatique permet de savoir ce que possède une entreprise, dans quel état et qui l’utilise. Elle couvre ainsi trois périmètres :
ordinateurs portables et fixes, serveurs, écrans, imprimantes, routeurs, switchs, pare-feu, smartphones et tablettes
systèmes d’exploitation, suites bureautiques en ligne, logiciels métiers et licences
antivirus, sauvegardes, comptes utilisateurs, droits d’accès et outils installés sans validation, le fameux « Shadow IT ».

Les petites structures sont les plus exposées, car elles ont rarement quelqu’un de dédié à l’informatique. Le sujet repose alors souvent sur le dirigeant ou sur un collaborateur « à l’aise avec les ordinateurs ». Par conséquent, les achats se font au coup par coup et les mises à jour restent aléatoires.
L’actualité rend le sujet concret. En effet, Microsoft a arrêté le support standard de Windows 10 le 14 octobre 2025. Les entreprises qui gardent ce système doivent désormais payer le programme de mises à jour de sécurité étendues (ESU). Selon Microsoft, ce programme coûte 61 dollars par appareil la première année, puis son prix double chaque année. En outre, cette première année s’achève le 13 octobre 2026. Sans inventaire, il est donc impossible de savoir combien de postes sont concernés ou de chiffrer leur remplacement.
Un parc non suivi expose l’entreprise à trois types de risques.
Les failles non corrigées et les mots de passe partagés facilitent le travail des attaquants. Selon Cybermalveillance.gouv.fr, en 2025, le piratage de compte et l’hameçonnage ont représenté près de 40 % des demandes d’assistance des professionnels. La fraude au virement a, elle, progressé de 262 % en un an. Notre article sur les chiffres de l’ANSSI sur la cybersécurité des PME détaille les autres menaces.
Sans inventaire, une entreprise paie des licences inutiles, rachète du matériel qu’elle possède déjà ou remplace un poste en urgence. Faute de budget planifié, ces dépenses imprévues pèsent lourd dans les comptes d’une TPE.
Un matériel vieillissant ralentit les équipes au quotidien. Surtout, chaque panne immobilise un collaborateur, parfois pendant toute une journée.
Plutôt que de configurer chaque machine différemment, mieux vaut définir quelques profils types : comptable, commercial, technicien ou accueil. Chaque profil correspond à un matériel, des logiciels et des droits précis. Concrètement, l’arrivée d’un nouveau collaborateur devient plus rapide et la maintenance plus simple.
Les outils de supervision et de télémaintenance, appelés RMM (Remote Monitoring and Management), surveillent les postes à distance. Ils appliquent les correctifs hors des heures de travail et signalent une sauvegarde qui échoue. Ainsi, le technicien traite une partie des incidents avant même que l’utilisateur ne les remarque.
Renouveler son matériel ne veut pas dire gaspiller. Selon l’Arcep, la fabrication des terminaux représente environ 42 % de l’empreinte carbone du numérique en France. Leur utilisation n’en pèse que 8 % (mise à jour de l’étude Ademe-Arcep, janvier 2025). Allonger la durée de vie des équipements, choisir du reconditionné et bien recycler réduisent donc cet impact. Par ailleurs, un renouvellement étalé dans le temps évite les grosses dépenses d’un coup.

Trois modèles permettent de déléguer la gestion de parc. La maintenance informatique classique est curative : l’entreprise appelle un technicien en cas de panne et paie à l’intervention. L’infogérance, à l’inverse, repose sur un contrat préventif : le prestataire surveille le parc en continu pour limiter les pannes. Enfin, le référent informatique à temps partagé intervient à une fréquence définie avec l’entreprise. Celle-ci profite ainsi de l’expertise d’un responsable informatique sans avoir à le recruter.
Le bon choix dépend surtout de la taille du parc et de sa criticité. Ainsi, cinq postes peuvent se contenter d’une maintenance préventive. En revanche, une PME multisite ou dont l’activité ne tolère aucun arrêt a tout intérêt à déléguer la supervision.

Basé à Éguilles, près d’Aix-en-Provence, le Groupe Izitek dispose d’une agence à Marseille et intervient partout en France. Son accompagnement en gestion de parc informatique repose sur un interlocuteur unique, du poste de travail à la téléphonie. Plusieurs sociétés du groupe interviennent selon les besoins :
Cette organisation évite de multiplier les prestataires : un même contrat peut couvrir le suivi, la sécurité et le renouvellement du parc.

Une gestion de parc structurée se pilote avec quelques indicateurs simples :
Ces valeurs varient d’une entreprise à l’autre. L’essentiel consiste donc à mesurer un point de départ lors de l’audit, puis à suivre son évolution chaque trimestre.
La gestion de parc informatique n’est pas réservée aux grandes entreprises. Pour une TPE ou une PME, elle limite les risques cyber, stabilise le budget et réduit les pannes. Le point de départ reste le même pour tous : savoir précisément ce que l’on possède. Le reste suit : standardiser, automatiser, puis renouveler de façon responsable.
Vous souhaitez savoir quelles actions prioriser dans votre entreprise ? Contactez Izitek pour échanger sur votre environnement et identifier une feuille de route adaptée à vos enjeux, votre activité et votre budget.
Pour une TPE d'une quinzaine de postes, un inventaire complet peut se faire en quelques jours. Il combine un outil de détection automatique et une vérification sur place. En pratique, le délai dépend surtout du nombre de sites et de la documentation existante.
Tout dépend de la situation de l'entreprise. L'achat convient aux structures qui gardent leur matériel longtemps et disposent de trésorerie. La location financière, ou leasing, étale en revanche la dépense et facilite le renouvellement en fin de contrat. Au sein du Groupe Izitek, Izilease accompagne ce choix selon le budget et le rythme de renouvellement visé.
Oui, à condition de choisir un reconditionnement professionnel plutôt que de l'occasion classique. Les appareils proviennent alors de parcs d'entreprise, et le reconditionneur remplace les composants usés. Izideal, entité du Groupe Izitek, audite ainsi chaque appareil sur plus de 50 points de contrôle.
Deux solutions durables existent : migrer vers Windows 11 si le matériel est compatible, ou remplacer la machine. La compatibilité dépend notamment de l'âge du processeur et de la présence d'une puce de sécurité TPM 2.0. Quant à l'abonnement ESU, il reste une solution de transition, limitée à trois ans.
Oui. Un ordinateur portable utilisé à domicile doit figurer dans l'inventaire et recevoir les mêmes mises à jour qu'un poste de bureau. Le point de vigilance concerne surtout la connexion. Ainsi, un poste fourni par l'entreprise, avec un accès sécurisé de type VPN, vaut mieux qu'un ordinateur personnel.
Le plus simple consiste à demander un audit préalable à un prestataire. Celui-ci dresse l'état des lieux du matériel, des licences et de la sécurité. Le Groupe Izitek réalise cet audit pour les TPE et PME d'Aix-en-Provence, de Marseille et de la Région Sud. Il suffit de passer par le formulaire de demande de devis pour recevoir un conseil personnalisé.