Infogérance partielle ou globale

Quelle formule choisir selon la taille de sa PME ?

Beaucoup de dirigeants croient le choix binaire : soit on garde tout en interne, soit on délègue l’ensemble à un prestataire. Cette lecture fait pourtant passer à côté de la formule la plus répandue en PME, celle qui répartit les rôles. Un technicien interne traite le quotidien, pendant qu’un prestataire prend en charge la supervision des serveurs, la sauvegarde et la sécurité. Choisir entre infogérance partielle ou globale revient donc à décider quelles couches vous gardez sous la main, et lesquelles vous confiez. Cet article détaille les deux modèles, leurs seuils et leurs pièges.

Réponse courte

L’infogérance globale confie l’ensemble du système d’information à un prestataire : postes, serveurs, réseau, sauvegarde, sécurité et support utilisateurs. L’infogérance partielle n’en délègue qu’une partie, le plus souvent l’infrastructure critique et la supervision, tandis que l’entreprise garde le support de proximité. La formule partielle convient aux structures disposant déjà d’une compétence interne, à partir d’une quarantaine de postes environ. La formule globale s’impose en dessous, faute de relais interne.

Ce que recouvre chaque formule

La différence ne porte pas sur la qualité du service, mais sur le partage du périmètre.

L'infogérance globale

Le prestataire assure le support aux utilisateurs, la maintenance des postes, la supervision des serveurs, les mises à jour, la sauvegarde et la sécurité. L’entreprise n’a qu’un numéro à appeler. Cette formule correspond à ce que décrit notre article sur ce que comprend une infogérance.

L'infogérance partielle

Le prestataire prend les couches lourdes : serveurs, réseau, sauvegarde, cybersécurité, supervision. L’entreprise conserve le support de premier niveau, la gestion des arrivées et des départs, et parfois les logiciels métier. Le découpage se négocie ligne par ligne.

La supervision seule

Variante minimale, où le prestataire surveille et alerte, sans intervenir au quotidien. Elle convient aux entreprises dotées d’une équipe interne qui manque simplement d’outils de surveillance.

Infogérance partielle ou globale : les critères qui orientent le choix

L'existence d'une compétence interne, car tout part de là

Une entreprise disposant d’un technicien à temps plein gagne rarement à tout externaliser. À l’inverse, une structure où l’informatique repose sur « celui qui s’y connaît un peu » a besoin d’une prise en charge complète.

Le nombre de postes et de sites

En dessous d’une trentaine de postes, une formule globale reste généralement plus simple et moins coûteuse qu’un poste interne. Au-delà d’une cinquantaine, et surtout en multisite, la présence d’un relais sur place devient précieuse.

La criticité des logiciels métier

Un logiciel de production, de caisse ou de gestion spécifique demande souvent une connaissance fine du métier. Cette expertise reste donc plus efficace en interne, tandis que l’infrastructure se délègue sans difficulté.

La tolérance à l'arrêt

Une activité qui supporte mal l’interruption a besoin d’une supervision permanente, difficile à tenir avec une seule personne en interne. Ce point rejoint les arbitrages décrits dans notre page dédiée à la sauvegarde et à la reprise après sinistre.

Le profil de dépense recherché

Un forfait mensuel lisse la dépense et la rend prévisible, alors qu’un poste interne constitue une charge fixe avec ses absences. Notre article sur le coût d’un responsable informatique externalisé chiffre cette comparaison.

Les repères par taille d'entreprise, car les besoins évoluent

Ces ordres de grandeur ne valent pas règle absolue, néanmoins ils reflètent ce que l’on observe le plus souvent.

Infogérance globale, car aucune compétence interne ne se justifie économiquement

Infogérance globale, éventuellement avec un référent interne non technique pour les demandes courantes

Arbitrage réel entre les deux formules, selon la présence d’un technicien et le nombre de sites

Infogérance partielle fréquente, avec une équipe interne et un prestataire sur l’infrastructure

Formule partielle souvent pertinente, puisqu’un relais local accélère les interventions

 

Les pièges d'un découpage mal écrit, donc à cadrer dès le contrat

Infogérance : image qui montre une main qui clic sur un nuage, c'est un homme

Une infogérance partielle mal cadrée produit exactement ce qu’elle prétendait éviter : des zones grises. Ces situations reviennent régulièrement.

Le périmètre flou entre premier et second niveau. Qui traite une imprimante qui ne répond plus sur le réseau ? Sans réponse écrite, la demande circule pendant deux jours.

Les accès administrateur partagés. Deux intervenants sur les mêmes comptes finissent par se gêner, et la traçabilité disparaît.

L’inventaire tenu par personne. Chacun suppose que l’autre le maintient. Notre guide de la gestion de parc informatique en TPE et PME rappelle pourquoi ce document conditionne tout le reste.

L’absence de procédure d’escalade. Le technicien interne bloque sur un incident, mais rien ne dit à quel moment il passe la main.

La sauvegarde revendiquée par les deux camps. C’est le cas le plus dangereux, car personne ne teste vraiment les restaurations.

Comment le Groupe Izitek construit ces formules

le bâtiment d'Izitek avec tous les éléments qui font l'infogérance au quotidien : serveur, personne, cybersécurité

Au sein du Groupe Izitek, le périmètre se définit après un audit du parc et des contrats, plutôt qu’à partir d’un catalogue. Cette méthode évite de vendre une couverture globale à une entreprise qui dispose déjà d’une compétence interne.

L’offre couvre l’infogérance et la maintenance, les réseaux et infrastructures, le cloud et le stockage, la sécurité des serveurs et la cybersécurité portée par DG Conseil.

Le modèle du temps partagé porté par Like-IT répond précisément aux situations intermédiaires : un référent intervient à la fréquence choisie, coordonne les autres prestataires et travaille avec l’équipe interne lorsqu’elle existe. Le groupe peut également reprendre les périmètres voisins en tant que prestataire informatique unique.

L’intervention part du siège d’Éguilles, près d’Aix-en-Provence, de l’agence de Marseille ou de celle de La Penne-sur-Huveaune, et plus largement dans les Bouches-du-Rhône. L’assistance et le support traitent ensuite les demandes quotidiennes.

Exemple illustratif

Une PME de 60 salariés répartie sur deux sites emploie un technicien polyvalent. Celui-ci passe l’essentiel de son temps sur le support et néglige la supervision des serveurs, faute de disponibilité. L’entreprise opte donc pour une formule partielle : le prestataire prend l’infrastructure, la sauvegarde et la sécurité, tandis que le technicien se concentre sur les utilisateurs et le logiciel métier. Ce scénario illustre l’arbitrage ; il ne correspond pas à un dossier client publié.

Conclusion

Infogérance partielle ou globale : la réponse dépend surtout de ce que vous pouvez réellement tenir en interne, aujourd’hui et dans deux ans. Le vrai travail consiste ensuite à écrire le découpage, ligne par ligne, car ce sont les zones grises qui coûtent cher. Commencez donc par lister ce que votre équipe traite déjà correctement.

Vous souhaitez savoir quelles actions prioriser dans votre entreprise ? Contactez Izitek pour échanger sur votre environnement et identifier une feuille de route adaptée à vos enjeux, votre activité et votre budget.

FAQ Questions fréquentes

Le forfait est plus bas, néanmoins l'entreprise conserve un salaire en interne. Le total dépend donc du poste concerné et du périmètre délégué. Comparez toujours l'ensemble, charges comprises, plutôt que le seul montant du contrat.

Oui, et c'est même fréquent : une entreprise qui recrute ou qui perd son technicien bascule d'un modèle à l'autre. Prévoyez donc dès la signature les modalités d'ajout ou de retrait de périmètre, afin d'éviter une renégociation complète.

En écrivant le découpage et en nommant les responsables. La plupart des tensions viennent d'un périmètre implicite, pas d'un problème de personnes. Une réunion de suivi mensuelle suffit ensuite à traiter les cas limites.

Souvent oui, et cette montée en compétence fait partie des bénéfices d'une formule partielle. Le groupe dispose d'ailleurs de son propre organisme de formation, Ludorium, pour les sujets logiciels et bureautiques.

Le prestataire absorbe temporairement le premier niveau, à condition que le contrat le prévoie. Sans cette clause, l'entreprise se retrouve sans support pendant le recrutement. Faites donc écrire ce scénario, puisqu'il finit toujours par arriver.

Rarement, car elle suppose une compétence interne que les petites structures n'ont pas. Une TPE gagne généralement à confier l'ensemble, puis à désigner un référent non technique en interne pour centraliser les demandes.