Infogérance ou informaticien interne Comment choisir quand on est une TPE ou une PME ? Le serveur tombe un mardi matin. Personne …
Le serveur tombe un mardi matin. Personne ne sait qui appeler. Chaque année, cette scène pousse des dirigeants de TPE et de PME à trancher. Faut-il recruter un informaticien, ou confier le parc à un prestataire ? L’arbitrage se joue rarement sur la technique. En pratique, il dépend du coût complet, de la continuité de service et de la taille de l’entreprise. Selon l’Apec (édition 2025), un administrateur réseaux perçoit en moyenne 42 K€ bruts par an. La fourchette va de 33 K€ à 56 K€. Concrètement, c’est un budget qui se compare, pas qui se décide à l’instinct.
L’informaticien interne est un salarié présent dans l’entreprise, disponible immédiatement, qui connaît les habitudes de chacun. L’infogérance, à l’inverse, consiste à confier la gestion du parc à un prestataire externe. Le contrat en fixe alors le périmètre exact.
Pourtant, la différence de fond ne tient pas au niveau technique. Elle tient à la couverture. Un salarié couvre une personne pendant ses heures de présence. Un prestataire mobilise une équipe, mais selon des engagements contractuels. Autrement dit, vous choisissez entre la proximité et la continuité.
Un troisième modèle existe pourtant, souvent ignoré au moment de l’arbitrage : le temps partagé. Nous y revenons plus bas, car il change les termes du calcul.
En effet, le coût réel d’un poste interne dépasse largement la ligne « salaire » du budget prévisionnel. Quatre éléments s’y ajoutent systématiquement.
En France, les cotisations patronales représentent environ 40 à 45 % du salaire brut d’un non-cadre, et davantage pour un cadre (estimations de gestionnaires de paie, 2026). Concrètement, un technicien recruté à 32 000 € bruts annuels coûte environ 45 000 € à l’employeur. Pour un profil confirmé à 42 K€, en revanche, la facture approche 60 000 €.
Un salarié à temps plein travaille environ 215 jours par an, congés légaux et jours fériés déduits. Par ailleurs, s’y ajoutent la maladie, la formation et les éventuelles RTT. Résultat : le poste est vacant environ un jour sur trois de l’année civile. Pendant ces journées-là, personne ne surveille les sauvegardes.
Selon les études sectorielles publiées en 2025, un recrutement coûte entre 3 000 € et 10 000 €. La facture monte à 15 ou 30 % du salaire annuel brut lorsqu’un cabinet intervient. Surtout, ce montant se répète à chaque départ. Or les profils IT restent recherchés : dans l’enquête Besoins en main-d’œuvre 2026 de France Travail, 43,8 % des projets de recrutement sont jugés difficiles. Ils étaient 50,1 % en 2025. Dans les faits, un technicien formé sur votre environnement peut partir en trois mois, préavis compris.
Un informaticien seul doit couvrir un spectre très large : postes de travail, réseau, serveurs, sauvegarde, téléphonie, cybersécurité. Pourtant, aucun profil ne maîtrise tout cela au même niveau. La formation continue coûte donc entre 1 500 € et 4 000 € par an, selon les certifications visées. Par ailleurs, les outils de supervision, d’inventaire et de télédistribution représentent une dépense supplémentaire. Elle est souvent oubliée dans la comparaison.
Coût annuel complet estimé : entre 50 000 € et 70 000 € pour un poste interne unique, hors matériel et licences. Cette estimation reste indicative, car elle dépend de votre convention collective et du niveau recruté.
En pratique, l’infogérance se facture au forfait mensuel, calculé par poste ou par utilisateur. Concrètement, le prix dépend du périmètre retenu, du niveau d’engagement et du nombre de sites. Un contrat structuré inclut en général cinq volets : la supervision à distance, la hotline utilisateurs, la maintenance préventive, les mises à jour et le suivi des sauvegardes.
L’avantage budgétaire tient à trois mécanismes. D’abord, la dépense devient prévisible et se pilote comme une charge d’exploitation. Ensuite, elle mutualise plusieurs spécialités. Le technicien de proximité, l’expert réseau et le spécialiste cybersécurité ne sont pas la même personne. Enfin, elle ne s’interrompt pas pendant les congés d’août.
Cela dit, tout n’entre pas dans le forfait. Par exemple, les projets d’infrastructure, les migrations et l’achat de matériel se facturent séparément. C’est le point à vérifier ligne à ligne dans une proposition. En effet, un forfait bas au périmètre étroit coûte parfois plus cher qu’un forfait complet.
Deux limites méritent d’être posées honnêtement. D’abord, un prestataire ne connaît pas vos processus métier aussi finement qu’un salarié. Ensuite, la réactivité dépend d’engagements contractuels, pas d’une présence physique permanente. Ces deux points se traitent, mais ils existent.
En pratique, le nombre de postes informatiques constitue le premier critère d’arbitrage. Attention toutefois à ce que vous comptez. Ce n’est pas votre effectif salarié : c’est le nombre d’équipements à administrer. Additionnez donc les ordinateurs, les serveurs, les mobiles professionnels, les imprimantes en réseau, les caisses et les postes de production. Une TPE de 8 salariés avec deux serveurs et un atelier connecté pèse plus lourd qu’un bureau de 15 personnes en full cloud.
Les seuils qui suivent sont des repères de marché, à ajuster selon votre secteur et votre dépendance à l’outil informatique.
À cette taille, un salarié dédié serait sous-occupé la majorité du temps. Le forfait d’infogérance reste très inférieur à un salaire chargé, tout en couvrant la supervision et le support. En pratique, une TPE de moins de 10 postes a surtout besoin de deux choses : que quelqu’un décroche quand ça bloque, et que les sauvegardes soient réellement vérifiées.
Le volume d’incidents augmente, mais il ne justifie pas encore un poste. Un contrat associant supervision à distance et passages réguliers sur site couvre le besoin réel. Surtout, l’écart de coût reste trop large pour être ignoré. Un technicien interne coûte plusieurs dizaines de milliers d’euros par an pour une charge qui l’occupe rarement à temps plein. Résultat : soit le poste est sous-utilisé, soit il dérive vers des missions qui n’ont rien d’informatique.
C’est la zone où les dirigeants hésitent le plus, car la question change de nature. Le besoin n’est plus seulement de dépanner. Il faut désormais quelqu’un pour anticiper, planifier les renouvellements et poser les bonnes questions aux fournisseurs. Or ce rôle ne représente pas cinq jours de travail par semaine. Un référent en temps partagé y répond, seul ou en complément d’un profil junior interne qui traite le premier niveau.
À partir de 80 postes, l’embauche devient rationnelle. Le volume d’incidents, le nombre de projets et la charge administrative justifient une présence quotidienne. Cela dit, un seul salarié ne couvre jamais tout le spectre. La cybersécurité, la téléphonie et les migrations d’infrastructure restent le plus souvent externalisées. Autrement dit, la question n’est plus « interne ou externe » mais « qui fait quoi ».
La gouvernance se pilote alors en interne, avec un budget, une feuille de route et des arbitrages assumés par l’entreprise. Le prestataire intervient en soutien : pics d’activité, projets d’infrastructure, astreintes et expertises rares. C’est un modèle de complémentarité, plus un choix entre deux options.
Trois facteurs peuvent enfin déplacer le curseur. D’abord, le multi-sites augmente le besoin de présence. Ensuite, un secteur réglementé comme la santé ou la finance renforce le besoin d’expertise en conformité. Enfin, une activité arrêtée dès la première heure de panne rend la continuité prioritaire sur le coût.
Le temps partagé consiste à disposer d’un référent informatique expérimenté, qui intervient à la fréquence choisie. Par exemple une demi-journée par semaine, deux jours par mois, ou tout autre rythme défini. Concrètement, ce référent connaît votre environnement, suit vos projets et coordonne vos autres prestataires. En clair, vous obtenez l’expertise d’un responsable informatique sans porter l’embauche.
Ce modèle répond à un besoin fréquent en PME. Dans les faits, il ne manque pas des bras : il manque quelqu’un pour décider. Qui valide le renouvellement des serveurs ? Qui vérifie que les sauvegardes sont testées, et pas seulement programmées ? Qui challenge le devis de l’opérateur télécom ?
C’est le modèle porté par Like-IT, entité du Groupe Izitek. L’approche associe un référent dédié, une supervision préventive à distance et une hotline sans gestion au ticket, sur un numéro non surtaxé. En pratique, le coût se situe entre celui d’un forfait de maintenance simple et celui d’un poste salarié.
Un comparatif honnête doit nommer les cas où l’externalisation n’est pas la bonne réponse. Ils existent, et ils sont fréquents.
Votre activité repose sur un ERP développé sur mesure, sur un logiciel propriétaire ou sur des machines pilotées par informatique ? La connaissance interne devient alors un actif. En effet, un prestataire généraliste mettra des mois à l’acquérir. C’est pourquoi il vaut mieux recruter, puis externaliser seulement l’infrastructure autour.
Par exemple, un site industriel en flux continu, un laboratoire ou une chaîne logistique ne peuvent pas attendre une intervention planifiée. Quand chaque heure d’arrêt se chiffre en milliers d’euros, la présence sur site vaut son coût.
Au-delà d’une centaine de postes, l’entreprise a besoin de quelqu’un qui porte les arbitrages en interne. C’est également vrai dès que la conformité réglementaire devient structurante. Le prestataire exécute alors une stratégie, il ne la définit pas à votre place.
Le Groupe Izitek, basé à Éguilles près d’Aix-en-Provence, avec une agence à Marseille, intervient sur les deux volets de cet arbitrage. Pour les structures qui externalisent, l’infogérance et la maintenance du parc couvrent la supervision, le support et la gestion de parc. Pour celles qui disposent déjà d’un informaticien, l’assistance et le support viennent en renfort sur les pics d’activité et les congés.
De son côté, la cybersécurité est portée par DG Conseil, entité certifiée ExpertCyber. C’est précisément le type d’expertise qu’une PME externalise, même lorsqu’elle emploie un informaticien à temps plein.
Un point différencie le groupe d’un prestataire de maintenance classique : la convergence des métiers. Concrètement, informatique, téléphonie IP, bureautique, audiovisuel et sécurité des locaux relèvent d’un interlocuteur unique. Pour un dirigeant, cela signifie moins de contrats à suivre et une seule personne à appeler.
Un cabinet d’expertise comptable de 35 collaborateurs à Aix-en-Provence envisage de recruter un technicien à 34 000 € bruts. Coût employeur estimé : environ 48 000 €, auxquels s’ajoutent 4 000 € d’outils et de formation. Le dirigeant compare avec un référent en temps partagé, présent une journée par semaine, complété par une supervision à distance et une hotline pour les 35 utilisateurs.
Pourtant, le calcul ne se joue pas seulement sur le montant. Il se joue aussi sur la couverture du mois d’août et sur la présence d’un second niveau technique en cas de panne serveur. Enfin, il se joue sur la capacité à faire auditer la sécurité sans recruter un profil supplémentaire. Résultat : à 35 postes, ce cabinet se situe dans la zone où le temps partagé prend l’avantage.
L’arbitrage entre infogérance et informaticien interne se tranche avec trois chiffres. D’abord votre nombre de postes. Ensuite le coût complet d’un salarié dans votre convention collective. Enfin le coût d’une heure d’arrêt de votre activité. Sous 30 postes, l’externalisation gagne presque toujours. À l’inverse, au-delà de 100 postes, l’interne s’impose. Entre les deux, le temps partagé mérite d’être chiffré avant de rédiger une fiche de poste.
Vous souhaitez comparer les deux scénarios sur votre situation réelle ? Contactez Izitek pour un échange de 20 minutes. Ensemble, nous chiffrons le coût complet d’un poste interne et celui d’un accompagnement externalisé, en fonction de votre effectif, de votre secteur et de votre budget.
Oui, et c'est même le modèle dominant au-delà de 80 postes. L'interne gère le quotidien, la relation utilisateurs et la connaissance métier. De son côté, le prestataire prend en charge la supervision permanente, la cybersécurité, les projets d'infrastructure et la continuité pendant les congés. Ce partage se formalise dans le contrat, avec une répartition écrite des responsabilités pour éviter les zones grises.
Vérifiez d'abord trois clauses avant de signer : la durée d'engagement, le préavis de résiliation et les conditions de réversibilité. Cette dernière est la plus importante. En effet, elle prévoit la restitution des accès, des mots de passe, de l'inventaire du parc et de la documentation technique. Un prestataire sérieux l'accepte sans difficulté. En revanche, un refus sur ce point constitue un signal d'alerte.
Oui, c'est même le cas de figure où l'écart de coût est le plus net. En effet, un salarié dédié serait sous-occupé la moitié du temps. Par ailleurs, les prestataires proposent des forfaits dimensionnés pour ces structures, avec supervision à distance et interventions sur site à la demande.
Pas systématiquement. En effet, beaucoup de contrats incluent l'antivirus et les mises à jour, sans aller plus loin. En revanche, l'audit de vulnérabilité, la sensibilisation des équipes, le test de restauration et la réponse à incident font souvent l'objet d'une prestation distincte. C'est pourquoi le périmètre doit être écrit noir sur blanc.
Comptez trois à six mois entre la publication de l'offre et l'arrivée effective, préavis compris. Dans l'enquête BMO 2026 de France Travail, 43,8 % des projets de recrutement tous métiers confondus sont jugés difficiles. Or ce délai constitue un argument à part entière : il s'écoule pendant que le parc reste sans référent.
Non. En effet, l'infogérance classique porte sur la maintenance d'un parc, dans une logique de traitement des incidents. Le temps partagé, lui, ajoute une fonction de pilotage. Concrètement, un référent identifié suit vos projets, arbitre les investissements et coordonne vos autres fournisseurs. Cela dit, les deux se combinent fréquemment dans un même contrat.
Infogérance ou informaticien interne Comment choisir quand on est une TPE ou une PME ? Le serveur tombe un mardi matin. Personne …
Client : Commerce Lieu : Provence Secteur : Casino Expertise : Affichage dynamique Le défi : Écran 3D sans lunettes : l’étude …
Prix infogérance informatique : le guide 2026 pour TPE/PME Que couvre vraiment un contrat, et à quel budget ? Trois devis d’infogérance …
Client : Izitek Lieu : Éguilles – PACA Secteur : Informatique Expertise : Énergie verte Le défi : Parking 2.0 : comment …
Izidream aux Nocturnes d’Aix : l’esport accessible à tous Le jeu vidéo, un terrain de rencontre pour la jeunesse aixoise Pendant un …
Simplifiez votre cybersécurité avec Izitek. La cybersécurité, l’assurance-vie de votre PME/TPE Se protéger paraît souvent technique, coûteux et chronophage. Chez Izitek, nous …